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 UNE formation, UN diplome, UNE carte?

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Olivier
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Mer 29 Juil 2009 - 14:01

Merci Natacha et Loïc ;o) Mais c'est surtout à moi de vous remercier ainsi que toutes celles et ceux qui font bouger les choses ;o) Les idées viennent de tous et très peu de moi ;o)

Yannick tu dis:

Citation :
L'idée est de "forcer le débat" et de le recentrer, chaque association menant ses propres réflexions de son côté...

Ok, pas de problème, il faudra juste être diplomates et résistants ;o) (Je vais faire attention, Chlorindre! Razz )

En tout cas c'est vraiment chouette d'arriver à travailler comme cela et d'avoir cette dynamique!
"Voilà pourquoi personne ne bouge, personne n'ose provoquer l'avenir ! Faudrait être fou pour provoquer l'avenir !!!" Je suis content que nous bougions, puissions-nous en faire bouger d'autres ;o)


CONCRÈTEMENT, lorsque nous en arriverons à l'étape de la synthèse, je vous propose de créer un groupe de rédacteurs, selon les bonnes volontés, qui rédigeront un document à la lumière des messages recueillis sur la thématique.

Les travaux commençant en septembre dans les commissions concernées, il ne nous faut trop traîner, mais ne nous précipitons pas non plus ;o) Hâtons-nous lentement.




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Yannick
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Mer 29 Juil 2009 - 14:18

Tu/nous/le forum a réussi à créer une dynamique qui a le mérite de regrouper toutes les professions dans un espace de discussion loin de toute querelle corporatiste.

Charge à nous (je pense que désormais nous pouvons dire "nous") de capitaliser sur ce qui vient d'être lancé en nous positionnant comme un interlocuteur représentatif (à 200 membres, nous sommes représentatifs), même si le forum n'appartient à personne et n'est pas une structure formelle. Après tout, vivons avec notre époque et acceptons qu'une non-structure qui n'existe que par ses échanges en ligne soit représentative !

Il ne s'agit pas d'ignorer les associations existantes, mais bel et bien de leur montrer que des échanges libres et fructueux sur notre profession sont possibles et de travailler avec eux...

De la diplomatie, il en faudra. De la force pour résister, encore plus ! Mais "nous" est toujours plus fort que "je"...

"Faudrait être fou pour provoquer l'avenir" Fous, je crois que nous le sommes tous un peu. Mais rien n'existerait sans un peu de folie pour oser dépasser ses propres limites et celles que l'on nous impose, non ?



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Florence Lamousse
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Mer 29 Juil 2009 - 15:03

Bonjour à tous,

J'arrive un peu tard (planning bien chargé Very Happy), et prend le train en route.

Je pense aussi qu'il faudrait pouvoir étudier les possibilités de formation par correspondance. Pas toujours d'université à proximité, ce qui fait que même en cours du soir, ce n'est pas facile; et des statuts particuliers qui font que s'absenter plusieurs mois pour préparer un diplôme est parfois très risqué.

Quelqu'un a-t-il une opinion, ou une expérience sur la question?

Bonne journée à tous.
Florence.
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VirginieB
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 30 Juil 2009 - 14:14

Je rejoins Florence, sur la possibilité d'une formation par correspondance et passer l'examen en candidat libre.

Certaines personnes ont envie de changer de voie en cours de carrière, mais la vie étant ce qu'elle est, ils ne peuvent pas toujours abandonner un métier rémunérateur pour se former pendant 3 ans, ni toujours suivre des cours du soir (enfants, horaires,...)

En général il y a 2 sessions pour les examens, la seconde étant dite de "rattrapage".
Pour ceux qui le passent en candidat libre on pourrait choisir l'option obligatoire pour les 2 sessions.

Il me semble que c'était le cas quand j'ai passé mon BTS en 1988 (mais j'avoue que c'est fort lointain et peut être je me trompe)


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chlorindre
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 30 Juil 2009 - 16:00

Tout ça me va.

J'ai repensé à ce que nous disions, si nous arrivons à obtenir le triptyque FDC, concernant l'avenir des guides déjà cartés et de l'éventuelle inégalité de leur niveau. Si c'est vraiment un obstacle à la distribution d'une seule carte "la même pour tout le monde" on pourrait négocier au niveau régional ou autre des séances de formation continue (c'est plus glam et plus juste que mise à niveau) pour les guides qui ont seulement une carte à compétence régionale. Ceux qui ont la compétence régionale sur plusieurs régions, et les GIC nationaux et -je prèche pour ma paroisse - ceux qui ont des concours de la filière culturelle FPT ou FPN en seraient dispensés, ayant déjà réussi un examen ou un concours à compétence nationale.


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Olivier
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 30 Juil 2009 - 19:53

EDIT: Voici le point de vue de Candy au sujet de la carte "unique". J'ai déplacé son message -dont la plus grande partie concernait la carte "physique" dans le message adéquat.

Candy écrivait donc tantôt:

Oui,
je rejoints Florence et Virginie,
la richesse de la profession de "guide (conférencier) du patrimoine" vient des divers parcours.
Intéressant d'avoir un guide parlant des toitures,charpentier de formation initiale....et on pourrait multiplier les exemples.
Donc,ce
qui était possible avec les examens régionaux (GIR,GCVPAH) de pouvoir
passer un examen de guide sans avoir à suivre un an de cours à
l'université (et à fortiori si l'on se dirige vers une formation en 3
ans),il faudrait avoir la possibilité de suivre des cours du soir et/ou
suivre des cours par correspondance.
Les examens étant bien sur les mêmes que l'on ait suivi la formation en présentiel ou par correspondance.

Sinon,pour l'intitulé de la nouvelle carte,je rejoints Olivier pour un titre unique " Guide du patrimoine".




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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 30 Juil 2009 - 22:41

Quelque chose m'échappe dans vos discussions :
que veut dire tryptique FDC?

Sinon,effectivement,à mon sens,tout titulaire de carte régionale ayant validé au moins 2 régions devrait pouvoir recevoir une carte nationale.
Cela faciliterait la tâche de tous,y compris des employeurs.
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Olivier
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 30 Juil 2009 - 23:15

Je t'avoue que je ne sais pas trop ce que c'est que ce tryptique dont parle Chlorindre ;o) Elle nous donnera sa réponse demain ;o)




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chlorindre
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Ven 31 Juil 2009 - 10:03

1 FDC = 1 formation, 1 diplome, 1 carte...
Very Happy
je ne pensais pas que cela serait si obscur


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florence37
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Sam 3 Oct 2009 - 23:47

Quelle bonne idée la licence de guide en 3 ans car quand tu as changé de parcours au cours de tes études à la fac, exit le BTS avec un niveau maitrise !!
Et peut etre aussi une sorte de formation en alternance pour toucher à tout et etre sûr de son choix de métier (écrémage des non -motivés et fini les passe droits)
Formation en type cours du soir serait un sacré changement car quand tu as un bac 4 en autre chose que histoire de l'art-après une erreur d'aiguillage vers enseignement, par exemple!!-tu n'as que les concours VPAH pour pouvoir exercer guidage comme professionnel. GIR et GIN etant assez difficiles à bosser par soi-même par ailleurs. Du coup l'ancien géographe que je suis serait utile pour parler des villes, logiquement..
Difficile de faire un bts tourisme après une maîtrise et surtout un peu idiot pour être encore plus surdiplomée !! En attendant d'avoir ma carte GCVPAH en 2010...
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Antoine Estienne
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Mer 11 Nov 2009 - 2:33

Bon, je viens mettre un peu mon grin de sel par ici,

J'ai pas beaucoup beaucoup de temps ce soir, un brin de taf en retard m'attend, donc je m'excuse par avance auprès de tous les intervenants pour n'avoir que survolé l'essentiel des interventions.

Globalement il me semble que la réflexion concernant la carte unique et les formations qui pourraient y mener est intéressante mais présente de nombreux écueils.

Une carte commune correspondant à une formation/un examen commun(e) pourrait avoir le mérite de tirer le niveau global vers le haut.
Effectivement, certains vont me trouver mauvaise langue, élitiste voire carrément imbus (comment vous avez deviné? ) mais je suis assez sceptique, pour ne pas dire plus, quand je vois le niveau culturel moyen (particulièrement en histoire et histoire de l'art) de certains GIR (jamais rencontré de GIN à ce jour alors je ne peux pas me prononcer).

Cependant, au risque de me faire cette fois franchement lapider après tout ce qui a été élaboré (et bien pensé par ailleurs) plus haut, je ne crois pas qu'une licence pro soit adaptée.

Le débat sur les licences pro est vaste mais pour faire simple il faut savoir que ces tentations professionnalisantes sont des pièges, surtout si elles ne mènent "qu'à" la carte de guide. Elles ne permettent pas d'embrasser des horizons importants, ce à l'heure où beaucoup de gens connaissent et connaîtront plusieurs carrières professionnelles différentes.
D'autre part, ces caractéristiques font, de fait, par son manque de souplesse, son étroitesse de vue à long terme, de la licence pro une licence au rabais (au même titre que le bac pro du secondaire).

(Je fais vite alors désolé d'être un peu définitif et caricatural mais j'ai vraiment pas trop le temps de développer ce soir...)

Par contre, je suis persuadé qu'une formation encadrée, de type universitaire est absolument incontournable si l'on veut fusionner les différents statuts en une carte en tirant l'ensemble vers le haut.
Cependant une licence pro est pour moi à la fois trop et beaucoup trop peu.

Trop parce que créer une licence pro (à moins de n'en ouvrir que deux ou trois en France) amènerait beaucoup trop de lauréats sur un marché pas franchement en manque. (Bien sûr on pourrait envisager de limiter les places mais malgré tout ce serait trop). Le débouché étant déjà par nature limité, le non accès à l'embauche en fin de parcours par l'étudiant est exactement l'inverse de ce qu'il attendait de sa licence et il a potentiellement perdu trois ans d'études pour rien. (Il existe quand même des passerelles pour se réorienter mais moi je sais que je le vivrais mal si ça m'arrivait).

Trop peu parce que le métier de guide mérite mieux que ce que peut apporter une L pro en terme de formation.

De mon point de vue, un biais possible serait, non pas l'instauration d'une licence pro, l'ouverture dans les cursus Sciences Humaines (en particulier Lettres, langues, histoire, histoire de l'art) d'une mention.

Il existe dans chaque cursus ce système des mentions. On pourrait imaginer la création, au même titre en Histoire que la mention Géo, Disciplinaire ou archéologie, d'une mention "médiation culturelle".

Ce système, plus facile à mettre en place qu'une licence pro, plus facile aussi à généraliser sur le territoire national puisque chaque université possède au moins un département d'Histoire, de Géo, de Langues, de Lettres, éventuellement d'Histoire de l'art, présente l'avantage supplémentaire de préserver la formation de la professionnalisation, d'ouvrir des horizons multiples à l'étudiant et de faire la jonction avec un éventuel master pro "métiers de la culture" comme il en existe dans certaines facs.

Alors bien sûr, le fait de se trouver disponible dans plusieurs disciplines rendra cette mention potentiellement plus lourde que la moyenne des autres mentions. Cela supposera aussi une base d'enseignements communs obligatoires pour l'examen final.

Pas évident à vrai dire... mais cela mérite qu'on y réfléchisse je pense.

Alors bien sûr, pas question de demander strictement la même chose aux candidats des différents cursus puisque, d'une part l'ensemble doit déboucher sur deux mentions: Conférencier ou Interprète, et ensuite pour préserver au maximum une vraie diversité des points de vue qui fait toute la richesse du système d'obtention de cartes actuel.

Pour l'ensemble il faut un socle de base, commun à tous, conférenciers ou interprètes: un socle qui contiendra un petit peu de chaque cursus: Histoire, Histoire de l'Art, Géo (si on ouvre la mention aux géographes... c'est moins évident mais intéressant cependant) et un peu de langues, même pour les conférenciers, parce que ça sert toujours.
En plus de cela cette base commune comprendra des enseignements spécifiques à la médiation culturelle donc l'aspect appréhension des publics etc... Sur trois ans on a le temps de placer pas mal de choses mine de rien.

Ensuite la validation de son propre cursus complètera le socle commun.

La grosse difficulté réside dans la création d'un socle suffisamment important, suffisamment solide en histoire/histoire de l'art pour les interprètes afin qu'il n'existe pas de différence trop énorme entre la culture G en matière de patrimoine d'un interprète par rapport à un Conférencier parce que c'est vraiment ce qui marque aujourd'hui la différence entre un GCVPAH et un GIR.


Le socle commun pourrait représenter pour chaque cursus deux UE supplémentaires par semestre (soit 12 au total sur 3 ans, ce qui n'est pas rien), une lourdeur importante mais raisonnable sachant en prime que les langues pour les non interprètes pourront être en partie comprises dans les obligations du cursus principal (puisque chaque cursus a une langue vivante obligatoire).
De même, une part des enseignements étant croisés, les historiens de l'art n'auront pas par exemple à suivre des cours spécifiques d'histoire de l'art, les cours de la formation seront choisis dans leurs UE disciplinaires auxquelles les étudiants des autres cursus viendront assister, et idem pour chacun des cursus. (suis-je clair?)

Donc au total le potentiel de formation complet va au-delà de 12 UE, il est plus proche de 16 ou 20 sur 3 ans puisqu'une part des enseignements sont déjà compris dans le cursus principal de l'étudiant.

Voilà la façon dont je vois les choses; je ne sais pas si j'ai été bien clair...
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Antoine Estienne
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Mer 11 Nov 2009 - 2:51

Par ailleurs, attention, la mention "médiation culturelle" sera ouverte sur l'ensemble de la médiation et pas seulement le guidage, ce qui fait, entre autres que la carte de guide ne sera pas délivrée à tous les lauréats de la Licence mais seulement à ceux qui passeront, en plus, l'oral globalement tel qu'il existe actuellement pour les conférenciers d'un côté/interprètes de l'autre.

Cette condition permettra de continuer d'ouvrir l'examen de guide à tous, pas seulement à ceux qui auront eu la chance d'accéder à la fac et à la mention "médiation culturelle" (comme c'est un peu le cas pour les GIN actuellement, ce que je ne trouve pas équitable).

Par contre le niveau de l'admissibilité (et par ricocher de l'examen lui-même) sera relevé: seront dispensés de l'admissibilité les candidats ayant validé la licence avec mention médiation culturelle, pour les autres on retrouvera le devoir sur table mais en plusieurs épreuves d'un niveau licence.
Ceci pour continuer de permettre l'accès à la carte à des gens venus d'autres horizons mais pourvus de la culture G nécessaire à l'exercice du guidage, qu'ils soient ou non diplômés. C'est ce qui fait tout l'intérêt du système actuel et qu'il faut s'efforcer de préserver au maximum; c'est ce qui fait le "métissage" de la profession qui s'enrichit de ces personnalités si différentes.
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Mer 11 Nov 2009 - 2:57

Voili voilou... je ne sais pas si tout cela est très clair... c'est un peu touffu mais c'est à mon avis la voie royale pour une carte de guide commune, au niveau de compétence reconnu, garantissant une rémunération et une prise au sérieux en conséquence pour les titulaires.

Le fait de ne pas la délivrer automatiquement par ailleurs écrèmera encore en cours de route (tout le monde ne sera pas forcément intéressé par le guidage dans cette mention médiation culturelle) si bien que seuls les motivés iront passer l'oral, seuls les plus doués l'auront; bref, une carte vraiment exigente en terme de vocation, de compétences et donc avec tous les atouts pour être reconnue en plus d'une certaine rareté, et il est bien connu que tout ce qui est rare est cher.
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Mer 11 Nov 2009 - 3:29

Donc pour finir un exemple:

la formation que je vois s'organiserait sur 3 ans (cursus licence complet) et serait disponible au moins dans les cursus Histoire, Histoire de l'Art et Langues. (Géo et Lettres éventuellement).

le socle commun de la mention pourrait donc ressembler à ça:

Semestre 1: UE Art Médiéval + UE Histoire de la France à époque médiévale

Semestre 2: UE Langue + UE spécifique à la médiation*

Semestre 3: UE Art Moderne + UE Histoire de la France à époque Moderne

Semestre 4: UE Langue + UE spécifique à la médiation

Semestre 5: UE Art Contemporain + UE Histoire de France contemporaine

Semestre 6: UE Langue + UE spécifique à la médiation + Oral d'admission.



Voilà très schématiquement à quoi pourrait ressembler cette mention préparée sur 3 ans en marge d'un cursus de base Histoire, Histoire de l'art ou Langues, sur une base de 12 UE suivies en commun par tous les candidats, qu'ils veuillent devenir interprètes ou conférenciers.

La validation d'au moins 8 des 12 UE vaudra admissibilité pour passer l'oral de guide. L'oral en question sera orienté au choix des candidats, soit vers la mention interprète, soit vers la mention conférencier. (Evidemment les historiens et historiens de l'art choisiront massivement conférencier et les linguistes la mention interprète).

Est-ce que là ça vous paraît clair?

*Ces UE de 2h pourraient être complétées par 2h de TD incluant le vocabulaire de l'architecture par exemple.
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Olivier
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Mer 11 Nov 2009 - 13:26

Bonjour Antoine, quelques points de réponse, de mon point de vue personnel:

Tu nous dis:

Citation :
Le débat sur les licences pro est vaste mais pour faire simple il faut
savoir que ces tentations professionnalisantes sont des pièges, surtout
si elles ne mènent "qu'à" la carte de guide. Elles ne permettent pas
d'embrasser des horizons importants, ce à l'heure où beaucoup de gens
connaissent et connaîtront plusieurs carrières professionnelles
différentes.
D'autre part, ces caractéristiques font, de fait, par
son manque de souplesse, son étroitesse de vue à long terme, de la
licence pro une licence au rabais (au même titre que le bac pro du
secondaire).

En effet le débat sur les formations professionnalisantes et sans doute à développer, mais je pense que ces cursus qui existent désormais à l'université y ont toute leur place et méritent de ne pas être dépréciés.
Je ne vois pas en quoi une licence pro "ingénierie" du patrimoine, par exemple, serait plus étriquée qu'un master recherche en espagnol.
Le côté professionnalisant, via une partie du cursus en stage pratique est vraiment une opportunité et une chance de s'ouvrir au monde "réel" tout en étant à l'université.

Comme pour les Bacs Pros ou le Bacs Technologiques, l'appréciation de la chose tient dans le regard que nous lui portons. On en revient à l'éternelle question qui se posait en conseil de classe lorsque j'étais enseignant: " Un prof: l'élève X est bon, on va pas l'envoyer en bac pro boulangerie! / Un autre prof: Oui, mais c'est ce qu'il veut faire! / Le Premier prof: Oui mais il est trop bon en physique, il ira en S, je m'oppose à l'orientation bac pro!"
Un bon bac pro dans un domaine appliqué aujourd'hui réussit largement mieux qu'un Bac+4 ou 5: il peut vivre de ce qu'il a appris.
Pour mon cas précis: j'ai suivi des études de lettres et langues: que fais-je de ma maîtrise aujourd'hui? Je l'accroche au mur, mais rien d'autre! Il s'agit d'"Humanités" pures. je me suis considérablement enrichi culturellement mais cela ne me sert à rien...

On peut donc suivre un cursus LMD traditionnel et se retrouver le bec dans l'eau tout autant -voire plus- qu'avec une licence pro ou un DEUST ou DUT


Citation :
Par contre, je suis persuadé qu'une formation
encadrée, de type universitaire est absolument incontournable si l'on
veut fusionner les différents statuts en une carte en tirant l'ensemble
vers le haut.
Cependant une licence pro est pour moi à la fois trop et beaucoup trop peu.

Trop
parce que créer une licence pro (à moins de n'en ouvrir que deux ou
trois en France) amènerait beaucoup trop de lauréats sur un marché pas
franchement en manque. (Bien sûr on pourrait envisager de limiter les
places mais malgré tout ce serait trop).

Nous avons, dans nos discussions, abordé la formation au Diplôme National de Guide Interprète National. Nous nous disions que cette dernière pourrait être la base de la formation à la carte de Guide du Patrimoine
Cette formation se déroule dans un nombre limité de facultés avec des promotions limitées en nombre, ce qui régule le nombre de diplômés chaque année (moins de 200 par an sur le territoire national).
Le problème se posant, avec une espèce de numerus clausus, c'est que l'accès à la profession serait réduit pour beaucoup, qui passent par les examens d'aptitude VPAH ou le GIR en candidats libres lorsque ces épreuves sont organisées.

Citation :
Le débouché étant déjà par
nature limité, le non accès à l'embauche en fin de parcours par
l'étudiant est exactement l'inverse de ce qu'il attendait de sa licence
et il a potentiellement perdu trois ans d'études pour rien. (Il existe
quand même des passerelles pour se réorienter mais moi je sais que je
le vivrais mal si ça m'arrivait).

Ce que tu dis là est valable pour tout type de parcours universitaire. Un diplôme universitaire, professionnalisant ou non, n'est pas un gage d'embauche. Le problème de l'"errance" en fin de Licence est donc valable pour beaucoup d'étudiants des cursus de lettres et sciences humaines.

Citation :
Trop peu parce que le métier de guide mérite mieux que ce que peut apporter une L pro en terme de formation.

cf formation au Diplôme National de Guide Interprète National, qui est exigeante et rigoureuse dans la plupart des universités qui la proposent. Le contenu n'a rien à envier aux formations VPAH, loin de là, bien au contraire!
Et la richesse des enseignements théoriques est complétée par une approche sur le terrain, sanctionnée et validée par des examens, qui t'apprend réellement à guider, à développer les techniques de guidage etc...

Une formation purement théorique ne produira jamais qu'un étudiant. une formation en alternance produit à la fois un étudiant et un professionnel, avec la maîtrise de deux manières de faire et de deux rigueurs différentes.
Quand je vois les formations pour les examens d'aptitude GCVPAH ça me fait dresser les cheveux sur la tête: on évalue un niveau de culture générale, pas une capacité à guider (une séance pratique ne fait pas de vous un pro) ni à communiquer: un oral ne suffit pas! Résultat on trouve des GCVPAH qui sont de purs autistes, qui s'écouteront mousser pendant trois plombes sans s'adapter au public, qu'ils ne voient d'ailleurs parfois pas... J'en connais quelques uns des guides du genre...

Voilà de quoi j'ai peur si la formation ne reste que théorique et traditionnelle: on formera des universitaires purs, pas des universitaires doublés de professionnels.

Tu disais d'ailleurs quelque part que cette formation n'est ouverte qu'aux gens ayant fait médiation culturelle. C'est complètement faux: dans ma promotion aucun étudiant n'avait suivi cette voie. On y trouvait des maîtrise d'histoire ou d'histoire de l'art, des maîtrise de langues, des parcours universitaires scientifiques, des BTS AGTL...
Et ce creuset était assez enrichissant! Cette solution permet de conserver une intéressante variété de profils parmi les étudiants et donc dans la profession.

Citation :
De
mon point de vue, un biais possible serait, non pas l'instauration
d'une licence pro, l'ouverture dans les cursus Sciences Humaines (en
particulier Lettres, langues, histoire, histoire de l'art) d'une
mention.[...]

Il existe dans chaque cursus ce système des mentions.
On pourrait imaginer la création, au même titre en Histoire que la
mention Géo, Disciplinaire ou archéologie, d'une mention "médiation
culturelle".[...]

Ce système, plus facile à mettre en place qu'une
licence pro, plus facile aussi à généraliser sur le territoire national
puisque chaque université possède au moins un département d'Histoire,
de Géo, de Langues, de Lettres, éventuellement d'Histoire de l'art,
présente l'avantage supplémentaire de préserver la formation de la
professionnalisation, d'ouvrir des horizons multiples à l'étudiant et
de faire la jonction avec un éventuel master pro "métiers de la
culture" comme il en existe dans certaines facs.
Alors bien sûr,
le fait de se trouver disponible dans plusieurs disciplines rendra
cette mention potentiellement plus lourde que la moyenne des autres
mentions. Cela supposera aussi une base d'enseignements communs
obligatoires pour l'examen final.
Alors
bien sûr, pas question de demander strictement la même chose aux
candidats des différents cursus puisque, d'une part l'ensemble doit
déboucher sur deux mentions: Conférencier ou Interprète, et ensuite
pour préserver au maximum une vraie diversité des points de vue qui
fait toute la richesse du système d'obtention de cartes actuel.

Ouh lààààà tout cela me semblerait un peu, comment dire, compliqué... On aurait des gens éparpillés un peu partout et avec des contraintes assez lourdes en plus d'une formation initiale déjà parfois contraignante...
De plus, combien d'étudiants sortiraient couronnés de succès de cette mention? Sans doute bien trop par rapport aux possibilités professionnelles par la suite... Bien plus que des licences pro cantonnées à quelques facs...

Pour ce qui est de médiation culturelle, il existe déjà un cursus qui va dans ce sens d'une formation générale à la culture et au patrimoine.

Le fait de souhaiter une formation unique, "désignée" à produire des Guides du Patrimoine, permettrait aussi de créer une identité à la profession, chose nécessaire quand on voit aujourd'hui le puzzle des professions du guidage. Aussi ce que tu nous proposes là est assez déroutant car, à mon avis, cela ne ferait que disperser encore un peu plus cette notion identitaire quelque part nécessaire de "corporation".

La richesse des parcours divers et variés et en effet un élément important des profils de guides, mais il est essentiel à un moment donné d'avoir une formation unique, concentrée et semblable pour tous dans son ensemble.

Comme nous le disions dans nos discussions, la licence pourrait être intégrées par des parcours divers à des niveaux divers après validation d'acquis ou équivalence après test de niveau.

Voilà mon opinion propre, basée sur mon parcours universitaire, ma reconversion professionnelle et mes quelques années de pratique du guidage et de la médiation culturelle.

Alimentons le débat ;o)




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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Mer 11 Nov 2009 - 18:40

très intéressant comme échange.

de mon point de vue personnel et au vu de mon pedigree (que j'accroche au mur en partie ....;0), le souci du système éducatif et donc universitaire est que pdt longtemps il était très théorique.
il faut se garder de penser que les licences pro sont des échecs. qd un professionnel recrute, la théorie n'est pas le critère de recrutement le plus important.

j'ai croisé des GIRs qui étaient très pros et compétents et des GINs qui m'inquiètent encore aujourd'hui.
ci-après un lien vers une prestation qui m'inquiète sur une partie du commentaire de notre collègue de Marseille : (EDIT: lien supprimé afin de respecter l'anonymat de la jeune fille concernée ;o) Si vous le voulez allez farfouiller sur le site de la ville de Marseille)
le scoop : Marseille a été fondée par les turcs et la philhellène que je suis a un souci avec la préparation du commentaire (sur ce point précis); le fond visiblement n'a pas été préparé car c'est une erreur inexcusable.
il se trouve que l'asie mineure est un des mes sujets de prédilection.
c'est ce type d'erreur qui discrédite la profession surtout qd elle est filmée !

pour information, la personne qui avait les meilleurs notes (avec plus de 16 de moyenne) a galéré plus de 2 ans au RMI. c'est quelqu'un qui tient bcp à la partie universitaire théorique - résultat des courses, cette personne a mis tout ce temps pour ce rendre compte qu'il n'y a que le sérieux de la préparation d'une presta, le savoir être avec les personnes qui font appel à nos compétences et tout le relationnel avec les agences.
ce qui fait la richesse de cette activité c'est justement l'échange de la connaissance et non pas minorer les aptitudes de chacun.
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 12 Nov 2009 - 0:17

Marseille fondée par les turcs???!!!
Euh, c'est une nouvelle histoire?!
Tout comme Vaison la romaine qui ferait partie du Languedoc Wink ! (ceci est une boutade de la part d'une historienne qui fait partie de ma licence pro... je sors d'un bts moi ! )
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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 12 Nov 2009 - 12:39

Je me permets de revenir sur la question de la formation unique pour une carte professionnelle unique.

Nos échanges nous ont conduits à opter pour un niveau licence, puisque cela existe déjà pour le GIN et que c'est le niveau le plus consensuel. Choisir une licence professionnelle constituait pour moi (et pour beaucoup d'entre nous) l'évidence et ce, pour plusieurs raisons :
- plusieurs diplômes nationaux de GIN sont d'ores et déjà des licences professionnelles
- la licence pro est le format actuel qui est le mieux adapté à l'exigence de nos métiers, à savoir un équilibre entre connaissances théoriques et connaissances pratiques / de terrain. En ce sens, un enseignement purement universitaire permettrait de former de bons théoriciens, de bons (encore que cela soit discutable) enseignants, de bons penseurs, de bons conférenciers, mais pas de bons guides ou médiateurs culturels (peu importe l'intitulé qu'on leur donne).

Le principe d'une mention identique accolée à des licences différentes me paraît extrêmement difficile à mettre en oeuvre compte-tenu du fonctionnement universitaire français actuel. Quand on connaît les difficultés d'organisation et de répartition horaire des enseignements universitaires, voir carrément la pénurie horaire, on peut se douter qu'un tel système aurait pour conséquences des mentions au rabais dans de nombreuses facultés.

Par ailleurs, la richesse des formations DNGIN (et dans une moindre mesure de guide conférencier) repose aussi sur la mixité des enseignants (universitaires et intervenants professionnels). Réduire une formation pluridisciplinaire et dense à une simple mention de formations purement universitaires oblige forcément à renoncer aux intervenants professionnels (pour les questions d'organisation et de répartition horaire évoquées plus haut) ce qui me paraît extrêmement dommageable et pénalisant pour les étudiants.

La question à laquelle nous nous efforçons de répondre est la suivante : comment former de bons guides, c'est à dire des professionnels du tourisme et de la culture, aptes à faire dialoguer le patrimoine avec ses publics (et vice-versa), aptes à transmettre une connaissance qui enrichira les publics et les ouvrira sur le monde qui les entoure (et qui n'est pas uniquement là pour permettre de briller), aptes, enfin, à valoriser toutes les formes de patrimoine qui font la richesse culturelle, artistique, historique, sociale et paysagère (j'en oublie certainement) en un mot, touristique, de notre pays.

En tant qu'enseignant, je m'attache à former des futurs professionnels, dotés de compétences techniques solides. Je m'efforce aussi, quotidiennement, d'enrichir leur savoir et leur culture générale. Pas en leur assénant un cours magistral, mais en leur donnant les clés pour apprendre et comprendre. Ma posture est la suivante : faire en sorte que ceux qui sont aujourd'hui mes étudiants soient demain des collègues. J'ai toujours à l'esprit un propos de ma prof de lecture de paysages en DNGIN, qui est docteur en géographie : "Nous ne sommes pas là pour vous apprendre (nous n'en avons pas le temps), mais pour vous apprendre à apprendre". Je n'ai peut-être pas retenu grand chose de ses cours, mais cette phrase-là est gravée dans ma mémoire tellement elle résume à la perfection ce que peut et doit être une formation de guide : une parcelle où seul le terreau est fourni. Charge à chacun par la suite d'y cultiver ce qu'il souhaite en fonction de ses acquis, de ses envies et de son expérience, passée et à venir.

La formation de guide est loin d'être simple à cause, justement, de l'obligation que l'on a de tenir compte tout autant du vécu que des fondamentaux qui doivent être transmis. Je n'ai pas la prétention de dire que j'y suis parvenu. Mais il se trouve que certains de mes anciens étudiants du DNGIN sont devenus des collègues avec lesquels je prend plaisir à travailler. D'autres sont même devenus des amis. Plus que tout, j'ai appris une chose que je n'aurais jamais soupçonnée : ce ne sont pas ceux qui ont obtenu les meilleurs résultats "académiques" qui sont aujourd'hui les meilleurs guides ! Pour moi, le meilleur guide c'est celui qui se fait (presque) acclamer par les visiteurs en fin de prestation, celui qui prend la peine de s'intéresser aux personnes qui lui font face pendant quelques heures, celui que les tour-opérateurs réclament en ne voulant que lui ! Et oui, ça existe ! Parce qu'il y a un élément fondamental que des années d'enseignement ne pourront ni enrichir, ni évaluer : on ne peut être un bon guide que si l'on a l'envie de communiquer avec l'Autre. Et ça, ce n'est pas l'éducation qui l'apporte. C'est du ressort de soi. Uniquement de soi.

Ce ne sont pas les connaissances qui comptent, mais l'envie que l'on a de partager. Certains pourront trouver ça limite vulgaire... je sais. Ceci est mon avis strictement personnel de guide, d'enseignant, d'employeur et de public de visites guidées. Mais ce n'est que mon avis...



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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 12 Nov 2009 - 12:51

Hello
j'ai commencé à lire les propos d'Antoine Estienne, j'avoue que je ne suis pas allée au bout des x messages sur cette page et les autres.

J'ai bien saisi la levée de bouclier sur les licences pro comme étant une solution non-idéale, produisant trop de guides. A mon sens une licence pro ne créera pas plus de guide qu'un BTS AGTL mais bon, je ne suis pas infaillible.

Etant un pur produit de la fac (B+3 histoire de l'art ; B+5 histoire avec mentions très bien, doctorat en pause - excusez du peu, c'est juste pour montrer qu'une surdiplômée n'est pas forcément favorable à l'hyper-intellectualisation des métiers) je ne pense pas qu'il soit utile de demander à tous les guides de suivre le chemin d'une licence classique. D'autant que de nombreuses collègues issues de l'école du Louvre, de la fac, etc. sont assez déroutées quand elles commencent face aux réalités du terrain. De plus il existe déjà des maîtrises de médiation culturelle dans le circuit classique de la fac.
Par ailleurs une licence pro me semble plus accessible à des personnes venant de tous milieux et un système d'équivalence n'interdirait pas l'accès des autres diplômés de la fac à la carte de GIC.

Enfin quelques questions:

Evidemment il faut élever le niveau du métier, en particulier le plancher, mais faut-il pour autant exiger des GIC (qui seront sous-payés) autant diplômés, avec les mêmes formations, que des cadres moyens ou supérieurs de la filière culturelle état ou territoriale ?

Est-il correct d'exiger la pleine implication de personnes dans une licence classique, inconciliable, souvent, avec une activité professionnelle, pour finir avec une profession dans laquelle il est très difficile de gagner correctement sa vie?

et surtout tous les publics ont-ils besoins de guides aussi spécialistes ayant une licence d'histoire de l'art, d'histoire, de géographie... mais qui ne sont pas prêts à rencontrer les touristes, groupes scolaires...?

Je ne le pense pas, selon moi, l'essentiel est d'apprendre à être autonome dans l'acquisition des connaissances et la documentation de visites en les confrontant aux réalités de terrain. Les GIR sont, par exemple, bien mieux préparés aux réalités du marché qu'un étudiant sorti tout droit de la fac d'histoire de l'art (voyez leurs manuels même s'ils sont un peu "légers" sur certains points).

D'ailleurs l'examen de GCVPAH n'est pas destiné à contrôler la quantité des connaissances -parfois astronomiques - des candidats mais leur capacité : à délivrer l'essence d'un sujet dans un temps resserré (2h = une visite guidée), la qualité du message et de mettre en évidence l'intelligence (dans le sens la compréhension) d'un candidat face à une demande. C'est pour cela que certains candidats, trop savants, ont des difficultés à passer l'examen, voulant trop étaler de connaissances.

Pour conclure : ce n'est pas la formation qui fait la qualité du guide (même si elle y contribue) mais la personne qui la suit.
Je connais des GCVPAH qui ont des licences d'histoire ou d'histoire de l'art mais qui ne renouvellent pas leurs connaissances et qui restent sur une bibliographie qui date, au mieux, des années 1980 (cad qui a 30 ans au moins!) et disent des énormités parce qu'elles ne sont capables ni de renouveler leur documentation ni d'avoir un regard critique par rapport à leurs connaissances ou même de les confronter.


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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 12 Nov 2009 - 13:00

Chlorindre et Yannick ont, de toute évidence, touché le point crucial, ce qui est au coeur de nos professions de guides, et qui DOIVENT être au coeur de la formation de GIC:

- "être autonome dans l'acquisition de connaissances"
- "Nous ne sommes pas là pour vous apprendre (nous n'en avons pas le temps), mais pour vous apprendre à apprendre"

Ce qui est important ce n'est donc pas d'engranger des connaissances en trop grande quantité, mais bien d'avoir la capacité à réfléchir, synthétiser, comparer, mettre en contexte et donner à comprendre au public...




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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 12 Nov 2009 - 13:03

et le public


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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 12 Nov 2009 - 13:12

Oui! il est vrai que si le Guide se constitue lui même, c'est le public qui le "fait", "l'adoube" réellement guide ;o)
Ne jamais oublier que l'on ne guide pas pour son égo...




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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 12 Nov 2009 - 13:13

Olivier a écrit:
Ne jamais oublier que l'on ne guide pas pour son égo...

Ça devrait être écrit sur la carte de guide !



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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Jeu 12 Nov 2009 - 20:17

Mon premier guidage, je n'avais pas encore 18 ans, et je payais mes études en "faisant le guide" ! Le chauffeur qui était avec moi était "un vieux de la vieille", et à la fin de la journée, il m'a dit texto : "Petite, tu as un bon niveau de langue, mais les connaissances ,c'est pas encore ça ! Ne t'inquiète pas ça viendra ! Tu as un bon contact avec les gens"

Je n'ai plus eu l'occasion de retravailler avec lui pendant 10 ans, même si on se voyait par ailleurs (j'étais amie avec sa femme guide)

Et donc 10 ans plus tard, il m'a dit "Petite, je t'avais dit que ça viendrait, tu as étoffé tes connaissances, et tu as toujours ce bon contact avec ton public, tu sais le captiver"

Donc je penche plutôt pour une formation très pratique, avec des pistes de recherches pour les connaissances qui vont s'acquérir tout au long de la vie.


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MessageSujet: LE PUY-EN-VELAY 23 et 24 mai 2006   Jeu 12 Nov 2009 - 22:10

Voici le LIEN À CLIQUER pour découvrir le programme d'un séminaire qui devait être bien intéressant, développé en mai 2006 au Puy-en-Velay...

LE PUY-EN-VELAY
23 et 24 mai 2006
Séminaire
La médiation et la valorisation
de l'architecture et du patrimoine
Les métiers de guide


Quel dommage que ce séminaire ne se déroule pas de nos jours, nous en aurions besoin ;o)
Je vais essayer de voir si des actes ont été publiés ou mis en ligne ;o)

Déjà ce résumé, trouve ici: http://www.an-patrimoine.org/modules/doc/public/get.php?id_doc=40







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MessageSujet: Re: UNE formation, UN diplome, UNE carte?   Aujourd'hui à 23:09

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